Ces derniers jours, je suis un peu plus dans la lune que d’habitude parce que je suis le voyage des astronautes de la mission Artemis 2 qui sont passés derrière la Lune. Ça me rappelle aussi mon enfance quand on était réveillé par nos parents pour assister en direct aux missions Apollo. Après le passage de Orion Integrity derrière la Lune, je suis allé me coucher non sans apercevoir la Lune qui était en train de se lever sur la Belgique. J’en ai profité pour faire une photo avec mon téléphone en me disant que quelque part dans le noir, il y avait ces 4 astronautes dans leur voyage de retour vers la Terre.
Ce mardi, je faisais la boucle aéroport, ce qui veut dire que je partais de Mons avec 8 voitures M6 vers Bruxelles et ensuite Bruxelles Airport Zaventem. On repart de Brussels Airport Zaventem quelques minutes plus tard toujours dans le même sens pour retourner vers Bruxelles en passant par Zaventem Village et Diegem pour enfin rejoindre Bruxelles Nord, traverser la jonction et filer vers Tournai pour en repartir 30 minutes plus tard à nouveau vers Brussels Airport Zaventem. Lors de mon accueil clientèle sur le quai à Tournai, un jeune photographe est venu me parler et m’a demandé s’il pouvait me prendre en photo.
Mercredi soir, j’ai reçu la photo qu’il a faite et je peux enfin me voir comme les voyageurs me voient, et je dois dire que je ne m’imaginais pas que j’apparaissais comme ça dans les trains.
J’étais sur un quai de la gare occupé à attendre le train qui me ramènerait vers La Louvière-Sud pour finir cette journée quand, tout à coup, j’ai vu cette idée de photo apparaître que j’ai même eu le temps de capturer.
Ça surprend toujours un peu les gens quand un accompagnateur de train se met tout à coup à sortir un appareil photo de son sac parce qu’un accompagnateur, du point de vue des voyageurs, ça ne fait que contrôler les billets.
Ce jour, j’étais affecté au service de planton, une fonction comparable à celle d’être de garde. Les missions peuvent être attribuées à la dernière minute, ou nous pouvons être en attente toute la journée. Il arrive également que nous assurions le service complet d’un collègue.Pour cette journée spécifique, les trains que je devais prendre en charge ont subi plusieurs modifications. Finalement, j’ai effectué un trajet en « assist » de La Louvière Sud à Bruxelles-Midi avec une rame de M6 (visibles en arrière-plan sur la photographie). Ensuite, j’étais chef de bord à bord du E8724 jusqu’à Châtelet. Mon retour s’est fait en « assist » jusqu’à Charleroi-Central, où j’ai profité de mon heure d’attente pour déguster mon sandwich Salame Italiano avant d’effectuer mon dernier trajet de la journée entre Charleroi et La Louvière Sud.Un incident s’est produit lors de ce dernier trajet. À la gare de Marchienne-au-Pont, un individu maintenait une porte ouverte alors que j’avais initié la fermeture collective. Malgré mes coups de sifflets, il a persisté dans son action. Je me suis alors approché de lui, et il a eu l’audace de me demander de patienter. Apparemment, il s’adressait à une jeune femme présente dans le train. J’ai insisté pour qu’il s’éloigne de la porte, mais ce n’est qu’après avoir frappé fermement la paroi du train de la paume de ma main qu’il a finalement obtempéré, non sans proférer quelques insultes à mon encontre.Par la suite, je suis allé à la rencontre de la jeune femme, qui m’a expliqué qu’elle ne connaissait pas l’homme ayant bloqué la porte. Elle a précisé qu’il avait insisté de manière pressante pour obtenir son numéro de téléphone depuis une trentaine de minutes sur le quai, et que personne n’était intervenu pour lui venir en aide. Je n’ai pas eu le temps de dessiner entre ces quelques trains. J’ai donc réalisé mon croquis quotidien une fois rentré au dépôt pour conclure ma journée de planton.
Aujourd’hui, j’ai commencé ma journée par deux aller-retours avec quelques voyageurs entre La Louvière Sud et Binche. J’en ai profité pour capturer sur papier l’attelage des Desiros, avec la gare de Binche qui fait le show derrière. Le reste de la journée s’est déroulé dans le calme. J’ai fait la photo de mon carnet en gare de Namur, en attendant mon dernier train de la journée.
Après avoir dégusté mon sandwich poulet samouraï sur le quai n°2 de la gare de Mons, j’ai essayé d’attraper quelques silhouettes qui attendaient leur bus près de la voie n°1. Je n’ai pas eu le temps de compléter mon dessin par d’autres observations parce que j’ai dû remplir plein de documents suite à une agression verbale dans mon train E4866 qui revenait de Grammont parce que j’avais fait remarquer à un voyageur qu’il y avait des toilettes en gare de Grammont ainsi que dans mon train et qu’il était interdit d’uriner sur les quais.
Depuis le 13 janvier, j’ai décidé d’emporter un carnet de dessin avec moi pendant que je travaille dans les trains. J’essaie de faire un dessin par jour lorsque je travaille. D’une part, ça fait du bien de prendre du temps pour soi parmi ces centaines de voyageurs que je croise avec beaucoup de bonheur pour la plupart. D’autre part, ça me permet de me remettre au dessin. Je suis quand-même artiste peintre à la base.
J’ai décidé de publier mes petits croquis dans le blog de mon site. Il y aura donc un mélange de photos et de dessins.
Je vais commencer par le dessin que j’ai fait aujourd’hui en attendant le départ de mon train E4385 à Braine-le-Comte.
J’ai rarement l’occasion de passer du temps entre deux trains dans cette gare. En général, je ne fais que m’y arrêter 2 minutes avant de repartir vers Herstal ou Liers.
Ici, j’avais une heure trente pour manger mon sandwich et ensuite trouver un point de vue intéressant à photographier. Ce n’est pas facile d’être original dans cette gare où plein de photographes, d’écoles de photo et de club photo viennent capturer des images.
Ce jour-là, je faisais des boucles comme on les appelle. Cela veut dire qu’on part de Charleroi et on revient à Charleroi en étant passé par La Louvière et Luttre et en continuant par Courcelles. À Luttre, j’étais sur le quai, à l’arrière de la Desiro, en attendant l’heure de départ. Quelques secondes avant le départ, je me suis retourné et j’au aperçu cette fille en contre-jour assise dans l’abri sur le quai. J’ai juste eu le temps d’attraper mon téléphone pour en faire une photo.
En face de la gare, une fois qu’on est passé sur le pont qui enjambe la Sambre, nous avons sur la droite une destination bien connue des personnes qui se rendent à Charleroi souvent uniquement pour cela : les galeries commerçantes « Rive Gauche ». Sur la gauche de Rive Gauche, il y a un quartier à l’abandon qui reflète tout le contraire : Les anciennes vitrines sont barricadées, des gens sont dans la rue pour vendre de la drogue ou se prostituer. Il ne faut pas aller s’y promener à n’importe quelle heure parce que même en pleine après-midi, cela peut parfois être assez inquiétant.
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